Attention l’été arrive, la leishmaniose aussi !

Photo credit: James Gathany
Photo credit: James Gathany

Les leishmanioses sont des affections viscérales ou cutanées transmises par la piqûre d’un minuscule insecte : le phlébotome. Précisons que le parasite unicellulaire, agent de la maladie, est un protozoaire appelé leishmania infantum.

Le phlébotome est un petit insecte ayant l’aspect d’un très petit moustique velu, que l’on rencontre dans les zones rurales ou les parcs des villes. Ils sévissent principalement sur le pourtour méditerranéen, d’avril à octobre, en fonction des conditions climatiques. De plus, sans doute en raison du réchauffement climatique, la maladie commence à s’étendre également vers les régions du nord et touche aujourd’hui le triangle Andorre-Nice-Lyon.

D’un point de vue historique, cette maladie, que l’on appelait autrefois bouton d’Orient, fièvre Dum-Dum ou espundia fut médicalement décrite par William Boog Leishman, un anatomopathologiste écossais en 1901. Mais ce n’est qu’en 1926 que Parrot et Donatien établissent clairement la transmission de Leishmania infantum chez le chien ou chez l’Homme.

Si la plupart des formes de la maladie sont transmissibles seulement aux animaux, certaines sont dites zoonoses, c’est-à-dire qu’elles se transmettent de l’animal à l’Homme. Les risques de la transmission à l’Homme par le chien restent cependant faibles, et la leishmaniose humaine se traite facilement.

L’Infantum affecte essentiellement les canidés mais dans certains cas, qui demeurent certes exceptionnels, elle a été diagnostiquée chez des chats et aussi des chevaux.

Entre autres symptômes, on observe chez l’animal : un gonflement des ganglions, un desséchement de la peau, une alopécie diffuse (perte de poils) en particulier autour des yeux et sur le museau, un amaigrissement, une amyotrophie (fonte musculaire), une onychogryphose (une pousse anormalement rapide des griffes), …

Attention, la phase d’incubation de la maladie est très variable. Elle peut se déclarer plusieurs mois après le retour de vacances et pour l’animal, à plus ou moins longue échéance, cette maladie s’avère mortelle.

En cas de doute, seul le vétérinaire sera à même de faire les examens cliniques et épidémiologiques, confirmés par des analyses de laboratoire indispensables pour poser le diagnostique.

La prévention reste un moyen très efficace pour protéger votre animal. Aussi, sur zooplus, vous trouverez différentes solutions antiparasitaires pour protéger votre animal : des pipettes, des sprays, des shampoings, des poudres ou encore des colliers insecticides… Les principes actifs de ces insecticides ont une action répulsive, limitant ainsi le nombre de piqures et donc, le risque d’infection.

Ainsi, si vous prévoyez de partir en vacances dans des zones d’endémie, pensez à protéger votre compagnon, car c’est bien connu : « il vaut mieux prévenir que guérir ! »

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